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Conseils & ressources

Lexique funéraire : les termes expliqués simplement

Le funéraire a son vocabulaire, et il tombe toujours au mauvais moment : on découvre « mise en bière » ou « concession trentenaire » en plein deuil, dans un document à signer. Ce lexique traduit les termes que vous rencontrerez, classés par étape du parcours.

Autour du décès

Les termes des tout premiers jours, ceux des certificats et des transports.

  • Certificat de décès. Document établi par le médecin qui constate le décès. Il conditionne toutes les démarches suivantes, dont la déclaration en mairie.
  • Acte de décès. Document d’état civil délivré par la mairie après la déclaration. C’est lui que réclament banques, assurances et administrations. Les copies sont gratuites.
  • Chambre funéraire (ou funérarium). Lieu privé, géré par un opérateur funéraire, où repose le défunt avant les obsèques et où la famille peut se recueillir.
  • Chambre mortuaire. Son équivalent au sein d’un hôpital ou d’une clinique. Le séjour y est gratuit pendant les trois premiers jours.
  • Toilette mortuaire. Soins d’hygiène et de présentation du défunt : toilette, habillage, coiffure. Réalisée avec respect par le personnel funéraire ou soignant.
  • Thanatopraxie (soins de conservation). Intervention technique qui retarde l’évolution naturelle du corps et améliore la présentation du défunt. Optionnelle dans la plupart des situations.
  • Mise en bière. Placement du défunt dans le cercueil. La fermeture définitive du cercueil est soumise à autorisation et précède le départ vers le lieu de cérémonie, d’inhumation ou de crémation.

La cérémonie et le convoi

Ce qui entoure l’hommage lui-même.

  • Maître de cérémonie. Professionnel qui conduit le déroulement des obsèques : accueil, prises de parole, coordination des intervenants et du convoi.
  • Porteurs. Personnels qui portent le cercueil lors des différentes étapes. Quatre en général, parfois plus selon la configuration des lieux.
  • Corbillard. Véhicule funéraire agréé qui assure le transport du cercueil.
  • Éloge funèbre. Texte prononcé pendant la cérémonie pour évoquer la vie du défunt. Il peut être lu par un proche ou par le maître de cérémonie.
  • Registre de condoléances. Livre mis à disposition des participants pour laisser un mot à la famille. Précieux dans les semaines qui suivent, quand la famille relit ce qui a été écrit.
  • Avis de décès. Annonce publiée dans la presse ou en ligne pour informer du décès et des modalités des obsèques. Facultatif.

Inhumation et cimetière

Le vocabulaire de la sépulture, celui des documents du cimetière.

  • Concession funéraire. Emplacement du cimetière dont la commune concède l’usage à une famille, pour une durée renouvelable : 15 ans, 30 ans, 50 ans, parfois perpétuelle. La concession est un droit d’usage, pas une propriété.
  • Pleine terre. Inhumation du cercueil directement en terre, sans ouvrage maçonné.
  • Caveau. Ouvrage maçonné construit dans la concession, qui peut accueillir plusieurs cercueils sur plusieurs niveaux.
  • Monument funéraire. Ensemble des éléments de marbrerie posés sur la sépulture : semelle (la base), stèle (la partie verticale, souvent gravée) et tombale (la dalle horizontale).
  • Exhumation. Retrait d’un cercueil ou de restes d’une sépulture, à la demande de la famille ou de la commune, dans un cadre réglementaire strict.
  • Ossuaire. Espace du cimetière où sont réunis les restes provenant de concessions échues et non renouvelées.

Crémation et destination des cendres

Les termes propres au parcours de crémation, et les quatre destinations légales des cendres.

  • Crématorium. Établissement où a lieu la crémation. Il dispose le plus souvent d’une salle de cérémonie et d’un salon de remise de l’urne.
  • Urne cinéraire. Réceptacle qui recueille les cendres après la crémation. Remise à la famille dans un délai convenu.
  • Columbarium. Ouvrage du cimetière composé de cases individuelles destinées aux urnes, fermées par une plaque nominative.
  • Cavurne. Petit caveau enterré, conçu pour accueillir une ou plusieurs urnes dans une concession dédiée.
  • Jardin du souvenir. Espace aménagé du cimetière où les cendres peuvent être dispersées. Un registre en garde la trace.
  • Dispersion en pleine nature. Autorisée hors voie publique (mer, forêt, montagne), après déclaration à la mairie de la commune de naissance du défunt.

Administratif et prévoyance

Les termes des devis, contrats et autorisations.

  • Habilitation préfectorale. Agrément obligatoire délivré par la préfecture à tout opérateur funéraire. Son numéro figure sur les documents de l’entreprise.
  • Devis réglementaire. Devis écrit et gratuit, conforme à un modèle officiel, que tout opérateur doit remettre avant signature. Il distingue prestations obligatoires, optionnelles et débours.
  • Débours. Sommes payées par l’opérateur pour le compte de la famille à des tiers : taxes, concession, culte, insertions presse. Elles apparaissent à part sur le devis.
  • Contrat de prévoyance obsèques. Contrat par lequel une personne organise et finance ses obsèques de son vivant. En capital (une somme est versée) ou en prestations (les obsèques sont définies à l’avance).
  • Personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles. Le proche qui décide de l’organisation des obsèques, dans le respect des volontés du défunt. En cas de conflit, le tribunal judiciaire tranche.
  • Vacation de police. Redevance due lorsque certaines opérations funéraires (fermeture de cercueil avant crémation notamment) se déroulent sous surveillance d’un fonctionnaire de police.

Questions fréquentes

La chambre funéraire (ou funérarium) est un équipement privé géré par un opérateur funéraire, où le défunt repose avant les obsèques. La chambre mortuaire est son équivalent au sein d’un hôpital ou d’une clinique ; le séjour y est gratuit les trois premiers jours. Le passage par l’une ou l’autre dépend du lieu du décès et des choix de la famille.
Non. La concession est un droit d’usage accordé par la commune pour une durée déterminée : 15, 30 ou 50 ans selon les communes, parfois à perpétuité. Elle se renouvelle à échéance, moyennant redevance. Non renouvelée, elle peut être reprise par la commune après un délai légal, les restes étant alors transférés à l’ossuaire.
Un petit caveau enterré, dimensionné pour des urnes cinéraires. Il offre un lieu de recueillement individuel, comme une sépulture classique, mais adapté à la crémation. C’est une alternative au columbarium pour les familles qui préfèrent une tombe à fleurir, avec une petite stèle gravée.

Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour votre situation, rapprochez-vous d’un conseiller funéraire, d’un notaire ou de votre mairie.